lundi 29 juillet 2013

Ile d'Oléron : les sinistrés de Boyardville attendent des réponses

Plus de 200 personnes étaient réunies dimanche matin par l’Association pour la sauvegarde du site de Boyardville .
sud-ouest Publié dans Le Sud-Ouest
le 29/07/2013
Ecrit par Charlotte Laurent
130614_sudouest
Entre Fabrice Favoccia (à gauche) secrétaire général et Henri Gomes vice-président (à droite),
Olivier Schmit, président de l’ASSB, au centre, a annoncé hier sa future démission. (Photo C. L.)

«Toujours silence radio », assène Olivier Schmit, président de l’Association pour la sauvegarde du site de Boyardville (ASSB). Lors de son assemblée générale d’hier matin, en présence du maire de Saint-Georges, Eric Proust, de Patrick Moquay, maire de Saint-Pierre et président de la Communauté de communes, et de Jean-Paul Peyry, vice-président du Conseil Général, ce mutisme du gouvernement était sur toutes les lèvres
Depuis la réunion au ministère du 24 janvier dernier, l’association attend le verdict de l’État quant aux solutions juridiques concernant les six logements qu’elle défend contre l’expropriation, ainsi que les aménagements de protection du site. Ces six habitations appartiennent toujours à la « zone de solidarité », qui correspond à l’ancienne zone noire établie dans la précipitation suite à la tempête Xynthia de février 2010. Un tracé qui concernait au départ 140 maisons.
Un rendez-vous confirméQuarante d’entre elles ont été achetées par l’État, les autres en sont sorties. Aujourd’hui, les habitants de ces six derniers logements sont dans l’incertitude. Ils ne savent pas s’ils pourront y rester ou s’ils devront les quitter. Tous sont inquiets pour leur sécurité. Coups de téléphone, emails, lettres d’élus, rien n’y fait. L’association guette la confirmation d’une nouvelle réunion au ministère, début septembre prochain. « Inertie », « attentisme », autant de termes employés par les adhérents pour qualifier la politique du gouvernement. La veille, le député Didier Quentin est tout de même parvenu à joindre la directrice adjointe du cabinet du nouveau ministre de l’écologie, Philippe Martin, confirmant ce rendez-vous. Mais toujours pas de lettre officielle, Olivier Schmit reste « dubitatif face à la parole de l’État ».
« Mais on ne va pas en rester là », affirme-t-il. Pour que le dossier avance, l’association veut changer de ligne de conduite. Jusque là, elle avait fait le choix de la discussion. « Cela fait quarante mois que Xynthia est passée, et on est dans l’attente », regrette Olivier Schmit

La démission du présidentPour accélérer le processus, il propose une marche silencieuse sur le pont de l’île d’Oléron, un jour de grand départ du mois d’août. L’objectif ? Bloquer le pont. Il insiste : « C’est l’État qui nous pousse à agir comme cela. » Les applaudissements fusent. A pied, ou en vélo, l’association se laisse encore un temps de réflexion sur les modalités de cette action coup de poing à la date encore indéterminée.
Avec cette manifestation, la réunion au ministère en septembre, Olivier Schmit attend la fin des négociations pour officialiser sa démission, annoncée lors de l’assemblée générale. « Pour éviter les conflits d’intérêt », parce qu’il a décidé de rejoindre la liste électorale de Gérard Delsuc, qui se présentera aux municipales de 2014. Le futur candidat, fabricant oléronnais de saumon fumé, dévoilera son programme à l’automne prochain.
« On peaufine les dossiers, au niveau communal et départemental, explique-t-il, cela fait maintenant un an que le groupe se forme. » Un groupe aux tendances politiques diverses, qui n’est soutenu par aucun parti politique.
Henri Gomes, vice-président de l’association, s’est adressé aux adhérents : « Il faut que l’association tienne debout. On a un joyau en perdition, nous sommes en danger. »

Aucun commentaire:

Publier un commentaire